La marqueterie de paille

La paille est un matériau essentiellement composé de cellulose, elle est durable, écologique (là où il faut des dizaines voire des centaines d’années pour un arbre à arriver à maturité, la céréale pousse en quelques mois) et sont gros avantage est qu’elle est naturellement imperméable et brillante, grâce à une très fine couche de silice qui enrobe sa partie extérieure. La silice va protéger lors de la pousse, des attaques fongiques et de l’humidité. C’est une matière relativement abordable en cout et qui est proposé dans un panel de couleur très varié. Le seigle est la céréale la plus utilisé en marqueterie, car les brins sont haut, chaque entre-nœud font entre trente et soixante-dix centimètres.

Cette matière est tombée dans l’oubli après la période Art Déco, où les débuts des meubles en série et des grosses firmes voient le jour. Il n’y a aujourd’hui aucune formation initiale pour apprendre cette technique, elle est peu rependue et souvent lier au domaine du luxe dû à son exécution très chronophage. Chaque ateliers ont plus ou moins la même technique de travail, ainsi qu’un outillage propre à chacun. Pour se former il faut idéalement se rapprocher d’une entreprise de la paille ou s’armé de patience et développé sa propre technique en plusieurs années.

La technique

La paille est commandée sous forme de « fagots », elle est donc en brins, pour pouvoir la plaquée il faut l’aplanir pour développer le cylindre, pour cela elle est fendue sur sa longueur à la main par un plioir en os ou en corne, puis tiré sur une cale martir plane avec le plioir comme un ruban. Un brin aplanit fait entre 8mm et 2 cm de large. L’opération est renouvelée pour chaque brin. C’est une étape très longue et plutôt pénible.

Les brins son ensuite collés sur le support définitif, le plioir lisse le brin avec une pression constante et sans à-coups pour évacuer le surplus de colle. Sans qu’il n’y ait aucun joint ou superposition entre eux, après chaque collage une surface de référence et coupé à l’aide d’un réglé ou d’un gabarit de courbe et d’un outil tranchant (le plus souvent un scalpel à lame jetable). L’excédent de colle n’adhérant pas au vernis siliceux de paille, le passage d’une éponge humide sur la colle fraiche suffit pour le nettoyage pendant l’exécution du motif. Ces gestes sont répétés pour couvrir la surface à décoré et avant d’araser les arrêtes. La surface est nettoyée à l’aide d’un cuir ou d’un linge propre humecté d’une solution légèrement acide (eau et vinaigre blanc) pour éliminer les résidus de colle, puis un relissage complet est effectué avant de vérifier l’intégralité (la paille est sensible à la rayure et au coups).

La paille est très longue a travailler, aucune machine n’est utilisé à chaque étapes d’un décor ce qui explique des délais élevés et sont cout de main d’œuvre conséquent

La seconde technique est la découpe élément par élément ou paquets séparés, cette dernière comprend plus d’opérations que la technique boulle mais présent de nombreux avantage.

Le marqueteur fait plusieurs photocopies du motif et découpe toutes les pièces qui compose le motif en laissant entre un et deux millimètres autour de la pièce, celles-ci on au préalable un tiré et un numéro, le tiré indique le sens de la veine du bois, le numéro est la référence de l’essence ou de la matière. Chaque élément de papier sont posés par références, dans le même sens de tiret sur une tablette, ainsi il est possible de mesurer la surface utile pour chaque essence.

Les plaquages sont donc mis séparément dans des paquets, en fonction des mesure précédemment relevées. Puis les éléments papiers sont collés sur leurs paquets de référence.

Le procédé de découpe est le suivant : chaque pièce est découpée une à une en retirant la moitié extérieure du trait de la photocopie, ce qui permet par la suite de ne pas avoir de joint lors de l’assemblage, la marge d’erreur doit donc être minime plus ou moins un dixième de millimètre est toléré.

Vient ensuite l’ombrage au sable (du sable fin est maintenue à environ 300°C sur une plaque chauffante ou réchaud a gaz), encore une fois les pièces sont traitées au cas par cas, si besoin elle est plongée dans le sable sur un champ précis pour obtenir un dégradé et donc de créer une « ombre », ce procédé va donner un effet de profondeur et de volume, un ombrage parfaitement exécuté vas avoi l’effet d’un trompe-l’œil sur le motif. Il est toutefois possible de faire un ombrage en fractionnant le plus possible un élément et de choisir des teintes de bois qui créeront le même effet de dégradé, mais l’exécution sera plus longue.

La marqueterie est montée sur cale tendue un masticage sera réaliser pour les gravures s’il y a de légers joints acceptables, puis elle sera plaquée sur son support.

Cette technique permet un travail plus fin et de donner plus de « mouvement » à un motif, elle est moins gourmande en matière première et présente un autre avantage qui se trouve être le plus important : si l’on veut réaliser huit fois la même marqueterie, chaque paquet contiendront huit placages identiques et pour une seule découpe huit pièces identiques seront chantournées. Il est donc plus rapide et moins couteux de réaliser de courte série d’un même motif.

RETOUR à l'ACCUEIL